Tempête Klaus : conférence de crise janvier 27, 2009
Vingt-six représentants de la filière fois française étaient réunis cet après-midi du mardi 27 janvier autour du ministre de l'agriculture Michel Barnier pour fixer un échéancier précis concernant les mesures à prendre face à ce que le ministre désigne comme une crise écologique affectant non seulement la forêt landaise et l'Aquitaine, mais également les régions Midi-Pyrénées et le Languedoc-Roussillon.
Le ministre n'a pas donné d'estimation quant aux dégâts que la tempête a causée dans les forêts touchées. D'autres réunions de crise suivront dans les semaines à venir et permettront d'apporter des éléments chiffrés. Pour l'heure, le ministre estime qu'il y a urgence à dégager le bois, et son ministère a débloqué à cette fin une enveloppe de 5 millions d'euros. Le gouvernement a fait appel au fonds d'indemnisation européen que Michel Barnier a contribué à créer après les inondations européennes de 2002, et qui n'existait donc pas encore lors de la dernière tempête. Michel Barnier a déclaré que la demande française et espagnole avait reçu un accueil favorable de la part d'un organisme qui dispose d'un budget annuel d'un milliard d'euros.
Selon Michel Barnier, les dégâts causés par la tempête Klaus sont plus graves qu'en 1999, et, facteur aggravant, ils interviennent dans une période crise de la demande. Le travail de dégagement du chablis est selon lui un travail dangereux qui doit être laissé aux professionnels, mais les besoins en matériel et en entreprises forestières n'ont pas été quantifiés. Le ministre envisage d'intégrer la question de la valorisation du chablis et de la revalorisation de la forêt landaise dans un plan d'ensemble plus vaste, lié aux conséquences des assises de la forêt et au plan de mobilisation du bois voulu par le président de la république.
De façon inofficielle, les représentants de la filière évoquent maintenant le chiffre de 50 millions de m3 de chablis et volices, soit 3 à 7 ans de récoltes : 7 ans pour les pins maritimes et les peupliers (Haute-Garonne), 3 à 4 ans pour les épicéas et Douglas.